Gilles Varé Photographie

1ère parution

Bonjour à toutes et tous,

La première parution, c'est toujours un grand moment ! Un de mes clichés fait la première page du magazine "Clin d'Oeil Nature". Ce magazine qui parle de la faune et de la flore de l'Entre-Sambre et Meuse, de ma région quoi !

L'histoire commença lors d'une balade au lac de Virelles, ce magnifique plan d'eau de ma région où la population d'oiseaux est énorme, ce qui en fait un endroit magique pour les ornithologues et les photographes animaliers. Ce week-end-là était un week-end spécial, consacré aux oiseaux, il y avait plusieurs animations, des stands avec du matériel photographique et des stands "nature".

Durant ma balade dans un de ces stands, j'ai croisé et j'ai fait connaissance de Monsieur Horney, rédacteur en chef de ce magazine. Après quelques minutes de discussion sur nos passions communes, la photo et la nature, il m'a proposé de lui montrer mon travail et m'a également proposé que je lui écrive quelques articles sur mes rencontres animalières et sur les sites que j'explore. Ce que je fis de suite ! A peine rentré, je pris ma plume et j'écrivis mon premier article sur mes observations de l'été sur le martin-pêcheur (oui je sais, encore le martin-pêcheur mais c'est mon oiseau fétiche !). Je rédige un petit résumé de mes 3 mois d'affût et je lui donne mes meilleurs clichés. Après quelques petites modifications, mon article fut retenu pour le magazine de ce début d'année et avec le petit plus de la première page... Génial !!

Dans le futur, j'espère de nouvelles collaborations pour partager ces magnifiques moments "nature" !

Merci Monsieur Horney...

Voici l'article paru :

Ce martin, quel pêcheur !

L'alcedo atthis, alias le martin-pêcheur d'Europe, malgré ses couleurs vives est un oiseau assez difficile à apercevoir du premier coup d'oeil. Ce bleu constitue en effet un excellent camouflage lorsqu'il file au ras de l'eau. Le moyen le plus efficace afin de repérer sa présence est de tendre l'oreille car il pousse des cris distinctifs, des sifflements aigus qui ne ressemblent à aucun autre.

Profilé pour fendre l'air !

Il faut savoir que le martin-pêcheur peut atteindre la vitesse de 40 à 45km/heure. Un oiseau profilé pour fendre l'air ! Une fois au repos, il peut passer des heures à lisser son plumage, à veiller à ce que tout soit parfait, le tout avec des mouvements du bec assez rapides et d'une grande précision. Ses séances de repos et de toilettage sont quelquefois interrompues par la réjection d'une pelote grisâtre contenant des arêtes de poissons et des carapaces d'insectes, surplus non comestibles d'un festin passé.

Un guetteur patient.

Tiens, en parlant du festin, quand on a la chance de pouvoir l'observer, le repas et surtout les parties de pêche sont toujours de grands moments. Posé sur une branche au-dessus de l'eau, il choisit de préférence un endroit calme où l'eau est peu profonde et bien claire, pour pouvoir repérer ses proies et là, bien positionné sur sa branche, il attend, il regarde, il inspecte, prêt pour un éventuel décollage. Survient alors le moment crucial où le poisson est repéré, est-ce un vairon, un chabot, une vandoise, une loche, un goujon ? Tous ces poissons sont susceptibles de lui offrir un bon repas digne de ce nom. Même ceux qui atteignent une longueur de 10cm.

Un plongeur et un pêcheur redoutable.

Une fois toutes les conditions réunies, le martin-pêcheur s'envole, puis en piqué presque vertical les ailes allongées vers l'arrière, il fonce directement sur sa victime, il plonge, saisit le poisson dans son bec puissant, puis bat des ailes pour remonter à la surface et enfin regagne son perchoir pour un repas bien mérité. Mais avant de le déguster, il faut tout d'abord l'assommer, voire le tuer en le frappant violemment sur la branche sur laquelle il est perché. Le poisson sera finalement englouti la tête la première, dans le bon sens des écailles pour éviter de s'arracher le gosier.

Doté d'un appétit féroce !

Il peut ainsi répéter cette opération plusieurs fois par jour et manger des dizaines de petits poissons. Si son secteur de pêche ne lui permet pas de se poser sur une branche pour quelques minutes d'observation, il n'est pas rare de le voir en vol stationnaire pour le repérage de sa future proie. Il ne dédaigne d'ailleurs pas d'ajouter à son ordinaire, des crustacés et des petits batraciens. Enfin, après toutes ces activités, il se repose quelque temps, observe son environnement, prêt pour repartir vers de multiples aventures ailées.

Il a besoin de calme aussi.

Les effectifs des martins-pêcheurs sont dans notre région assez fournis. Il n'est pas rare d'entendre leurs cris perçants le long de nos fleuves et de nos rivières. Il faut savoir que la saison de ponte s'étend d'avril à juillet. Au cours de cette longue période, un couple peut donner à terme jusqu'à 3 couvées de 4 à 5 oeufs. C'est pourquoi pendant cette période, il serait indispensable de préserver la quiétude des berges de nos rivières, leur permettant ainsi d'y construire en toute sérénité leurs nids. Et pour nous aussi, l'occasion de savourer ces instants privilégiés, en observant cet oiseau multicolore pour qu'il continue encore et encore de remplir notre environnement de vie et de couleurs ! Pour un naturaliste ou pour un photographe animalier, croiser un martin-pêcheur et partager quelques instants de sa vie, reste gravé dans la mémoire pour longtemps...

Date de dernière mise à jour : 02/07/2021

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